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ON PARLE DE NOUS
OUEST-FRANCE-Festival des « Sorties de bains » de Grandville-23/07/10
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LA MANCHE LIBRE-Agon-Coutainville-20/07/10

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LE TELEGRAMME- Arzon-Port du Crouësty-20/08/09

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OUEST- FRANCE – Vannes – 21/08/2009

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OUEST- FRANCE – Vannes – Aout 2009

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OUEST-FRANCE-Fougères-01/09/09

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LE TELEGRAMME – Mardi 19 Août 2008

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Encres vagabondes – 1er Juin 2008

Chagrin d’amour majestueux de l’autre côté de ma rue

Il y a belle lurette que les amours dites contrariées alimentent la tradition théâtrale et que les grands de ce monde se font cabosser le cœur pour raison d’état. BERENICE de Jean RACINE est l’illustration classique de ce double constat. Mais le grand public de notre époque ignore ces affres élitistes en 5 actes, peut-être parce les chagrins d’amour des puissants sont maintenant photographiés dans la presse people ou présentés au second degré sur des tréteaux moqueurs. LOUIS XIV aurait sans doute embastillé ces insolents ! Ainsi, nous aurions été privés de la parodie malicieuse de Georges FOUREST concernant la souffrance maîtrisée de TITUS et de BERENICE :

Elle nomma TITUS voyou, lascar
mufle, et puis ma foi ! prit courage
et l’express ! Un beau sleeping car
la conduisit en Palestine
SUETONE, avec grand succès,
mit l’histoire en prose latine
et Jean RACINE en vers français.

Et, nous aurions également été frustrés de voir ce spectacle dans les rues de la ville. Initiative de notre temps qu’il faut souligner et encourager parce qu’elle va au devant de spectateurs potentiels qui ne sont jamais assis sur un fauteuil de la Comédie Française. Or ce qui est bon pour l’auteur du XVIIème siècle l’est aussi pour le théâtre du XXIème qui a besoin de toutes ses sources.

En effet, au moment où de nombreuses scènes françaises hissent le drapeau des textes contemporains – pour d’évidentes raisons – il existe dans l’univers du spectacle des fervents des tragédies classiques qui tentent de les faire connaître dans des endroits improbables sous la houlette d’Emilie NOE. Et ces amoureux de RACINE et de SHAKESPEARE vont dans les rues de la ville porter l’alexandrin aux passants qui vaquent à leur quotidien ainsi qu’aux badauds tout épatés de voir arriver TITUS alors qu’ils attendaient GODOT. Leur compagnie s’appelle « TOUT LE MONDE DEHORS ».

Les comédiens Barbara COULON, Philippe HAZZA, Emilie NOE et Emmanuel ULLMANN qui y participent sont mis en scène par Eléonore CHABAN DELMAS. Ce sont des talentueux qui m’ont convaincu de leur pugnacité pour oser cet audacieux pari mais aussi de leur capacité à faire passer le message des dramaturges auprès de spectateurs nouveaux. La preuve m’en a été administrée à la LIBRAIRIE DE LA LUCARNE (115, rue de l’Ourcq – PARIS 19e) où la semaine dernière j’ai senti s’émouvoir un public non préparé aux œuvres classiques en entendant ces quatre comédiens interpréter BERENICE :

La grandeur des Romains, la pourpre des Césars
n’a point, vous le savez, attiré mes regards
J’aimais, seigneur, j’aimais, je voulais être aimée…

Touché par ces accents d’un autre temps, l’émotion était pourtant présente. Réelle et spontanée ! Et le chapeau que les artistes firent passer dans les rangs de leurs nouveaux aficionados à la fin du spectacle revint plein de cet enthousiasme en petites coupures. (…)

Je vous y convie pour le plaisir inusité de ces alexandrins très urbains.

Claude Chanaud (01/06/08)

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OUEST- FRANCE – 27/08/2008

Bérénice Project : la tragédie se joue dehors – Parigné

Samedi, en fin d’après-midi, la toute jeune compagnie Tout Le Monde Dehors s’est installé sur le parking de la salle des sports pour jouer son spectacle tiré de Bérénice de Racine.

Sous le nom de Bérénice Project, les quatre comédiens ont adapté la célèbre pièce pour pouvoir la jouer à l’extérieur. Habitués des parcs et jardins parisiens, ils ont été un peu déroutés par le public « trop peu nombreux » à leur goût, rencontré dans les communes partenaires des Scènes déménagent.

À Parigné, la présence des Italiens a gonflé les chiffres mais « les alexandrins étaient un peu difficiles à comprendre pour eux », reconnaît Jean-Claude Drouet, le président du comité de jumelage. « Antiochus aime Bérénice, Bérénice aime Titus, Titus aime Bérénice mais son titre d’empereur de Rome empêche le mariage ».

Ce résumé fait par la jeune troupe suffit pour suivre les déchirements des trois héros. Leur espace scénique en croix, délimité par un drap bleu, permet à Bérénice, Titus, Antiochus et leur confident d’évoluer tout près des spectateurs.

Pleins de la passion de leurs personnages, les acteurs ont joué avec conviction une situation dramatique.